Entre autres dérapages verticaux, horizontaux (par Christophe Massé)

 

(Introduction)

 

à Babylone de Mamoudzou

 

 J'ai vu des lignes s'entrecroiser.

 

J'ai ressenti dans le crissement que je n'ai pas entendu.

 

J'ai eu la surprise d'être passé à côté.

 

J'ai lentement attendu que cela commence.

 

Ne nous précipitons pas, nous allons marcher sous la tente, ni vers, sur, dans ce temps de l'approche pareil à l'instant quand la bouche de bébé se tortille sort du babil vers son premier mot.

 

Recherchons dans l'espace, interstice entre deux chevauchements de lettres sorties du porte-feuille comme celles tirées de la poche de Vincent, l'histoire du sans-abri, les bras ballants, à l'orée, perçoit une cabane de bois gondolé qui n'est pas la sienne et renonce.

 

  Je vois écoute chez Emmanuel Aragon ce que je vais pouvoir peut-être écrire crier sur mon mur un jour. L'histoire de l'homme qui dort dans son rêve, un morceau d'élan carbonifère prisonnier entre le pouce et l'index.

 

Je vois, je ne sais pas. Je ne veux pas lire. Je veux regarder une lettre que je vais prendre pour un autre signe et qui sera elle suivie d'une autre et ne voudra rien me dire de plus et encore jusqu'à la nuit au moment où se chevauchent encore les perceptions.

 

J'ai vu des lignes s'entrecroiser.

 

(Un)

 

Tu graves.

 

à Jérôme B

 

 Je crois, et dans la poursuite des choses, et vers le désordre mental toujours.

 

A un certain moment l’état des espaces. Creuser dans un jardin.

 

Une boule de charbon.

 

La mort te longe en vain, enfin. Elle creuse dans le chemin qui va.

 

Le boulet se trouve.

 

 Nous ignorons ! Vous êtes de ce parcours ?

 

Dans l’incapacité des inventaires amoureux

 

Je superpose lentement une ligne qui va descendre de nulle part au tréfonds des lointaines réminiscences, des escadrilles de vertèbres prêtes à se fossiliser avec l’alcool des ruptures.

 

 Vous êtes cela et moi cet incapable.

 

 Tu graves

 

Là où personne ne pense à la paix.

 

Te saisissant de ce qui peut faire l’affaire pour dessiner pour la première fois dans cette première ère d’une plaque fine et noire trouvée entre deux pierres comme un joint.

 

 Saigner de partout. Poursuivi, les autres ces chiens aux têtes de rapaces qui poursuivent les porcs sauvages contemplent ton dessin sur la paroi.

 

Pauvre

 

Tu mangeras l’herbe sur la prairie.

 

Enseveli sous le reste de ce temps que certains nommeront plus tard les mots de tous les jours.

 

(Deux)

 

à Emmanuel Aragon

 

Je sans Tu

 

Je me suis trompé d’amour

 

J’aime aujourd’hui

 

Je grave nuit la Gitanes in my bronches

 

Je ne sais toujours pas la poésie doit être là couchée sur le flan.

 

Je ne cours plus.

 

Je ne peux plus jouer au ballon. Je parcours. Je saute dans ma tête. Je ne retrouve plus.

 

Tu, ce que mon écriture comme paroi fait ricocher. Tu reviens de loin.

 

Ecriture silence tu es l’e muet tu es dans le positif du champ de balles qui coucheront les fusillés de l’art

 

Même aussi son contraire pariétal au néon

 

Éclairé d’être.

 

 le 4, 24 et 29 mars 2012

 

EMMANUEL ARAGON



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