Rencontre
Emmanuel Aragon, septembre 2017
Texte publié par grŒp dans Œ n°1



Mon engagement en tant qu'artiste ne peut être que temps lent, veille, risque, affranchissement de l'urgence et de toute fonction immédiate.

Un apparent paradoxe. Paradoxe entre travailler/s'engager pour et vers l'autre, et dans le même mouvement ne servir aucun message, enrôlement, aucune dénonciation, illustration. Chercher l'intuition d'une forme d'humanité, de présence.

Je travaille avec la langue, avec la parole, qui relie intimement l'identité individuelle et son fondement par et dans une communauté.

Je travaille la rencontre, et donc au plus intime du lieu de l'autre : comment m'adresser à quelqu'un, comment apprendre à parler ? Comment entendre l'autre, l'accepter, comment lui laisser une place, lui faire place ? Je cherche à rendre possible des façons de se parler denses parce que profondes de l'histoire des mots, incontrôlables. C'est ainsi forcément élever face à toute dimension de meute, de commandement, l'incertitude, la patience, l'attention.

Comment faire de cette quête du je un acte de libération, de responsabilité, un lieu de sincérité ?

 



 

EMMANUEL ARAGON



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